Andrea Agnelli, président de la Juventus et Karl-Heinz Rummenigge, président du conseil d’administration du Bayern Munich ont aujourd’hui participé à une conférence sur le Fair-Play financier, à la Bocconi, prestigieuse université italienne. Agnelli s’est exprimé après avoir écouté Rummenigge expliquer que la finale de Ligue des Champions perdue par son Bayern en 2010 avait été le point de départ de la construction de la machine de guerre qu’il est devenu. Il a ainsi fait un parallèle avec la Juve : « Espérons avoir compris que, nous aussi, nous pouvons redevenir compétitifs au niveau international après la défaite en finale de Champions League. Ce sont des moments dans lesquels on peut perdre l’envie mais non, il faut justement repartir de là. Cela fait déjà 6 ans que je suis à la Juve, chaque action décidée dans mon club doit prendre en considération les règles du fair-play financier. Celui qui gère le club doit avoir la capacité d’associer l’obligation de gagner au respect de ces règles« .

Il a ensuite évoqué sa présidence : « Ces 6 années ont été intenses, l’objectif était de refaire de la Juve une équipe capable de lutter à la fois au niveau national et international. Pour y parvenir, il a fallu des ressources humaines et financières, j’ai eu la chance de rencontre le directeur général Giuseppe Marotta et avec lui Paratici et Nedved. Nous avons aussi un actionnaire (l’Exor ndlr) qui a tout de suite partagé notre vision, avec l’augmentation de capital de 120 millions en mai 2011. Ces ressources étaient nécessaires pour mettre en oeuvre un parcours sportif qui nous a amené à cette place aujourd’hui« .

Enfin, il a accordé quelques paroles sur ses rivaux européens : « Les quatre grandes réalités européennes sont le Bayern, le Real Madrid, le Barça et United. Ils ont réussi à effectuer un pas en avant dans la production de ressources financières. On ne peut pas avoir d’autre objectif que la cinquième place. Nous avons un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros avec le musée, le Barça fait 27.  Le PSG et City sont plus difficilement analysables car leur évolution n’est pas naturelle du tout. Les autres sont tous deux crans en dessous. Nous avons de grandes ambitions et le plus difficile est à venir dans les cinq prochaines années mais nous regardons l’avenir avec enthousiasme« .

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