Massimiliano s’est exprimé pour le Corriere Della Serra, traitant de sujets liés au football et à la Juventus, disant que sa Juve « ne peut pas s’arrêter » mais aussi de sujets plus personnels, voulant transmette à son fils de 4 ans « les valeurs que j’ai reçu ».

Après sept victoires consécutives en championnat, la Juventus s’est relancée et n’est désormais plus qu’à trois points de l’Inter, actuel leader. « Nous ne pouvons pas nous arrêter, nous devons continuer à grandir encore ». Lors de la dernière victoire de son équipe, non sans mal puisque dans les dernières minutes elle aurait pu être rejointe, Massimiliano Allegri s’est fait remarquer par son explosion de colère « Vous savez ce que ma mère m’a dit avant le match ? Tu as de la toux, n’hurle pas où tu perdras ta voix ».

21 points sur les 7 derniers matchs, le passage en huitième de finale en Champions League et en quart de finale en Coppa d’Italie. Une saison qui semblait désastreuse après un départ bien difficile s’est complètement transformée, remontant la Juventus au sommet : « Nous devons grandir encore, stagner n’existe pas. Nous pouvons faire une grande année mais les grands matchs seront importants pour gagner le scudetto ». D’ailleurs, ces grands matchs se joueront pour la plupart à domicile, un avantage selon Allegri «  Les jouer à la maison pourrait être un avantage, c’est normal que ça puisse en être un. A Milan, l’année du scudetto, nous avons gagné les deux derby et les affrontements contre le Napoli. Les grands matchs seront très importants ».

Un début de saison compliqué

 A propos du début de saison assez catastrophique où la Juventus semblait avoir moins faim, il dira que « nous nous sommes retrouvés avec 10 nouveaux joueurs avec l’incertitude. Après la victoire à Shangai (en Supercoppa), nous sommes assez mal repartis. Maintenant l’équipe est homogène. Nous devons continuer ainsi, nous sommes en train de grandir et nous ne devons pas nous arrêter : stagner n’existe pas ».

Champions League

La seconde partie de saison réserve à Allegri et ses joueurs une confrontation contre le Bayern Munich en Champions League « Ça sera une belle partie, nous ne mettrons pas le bus devant les cages. Nous devrons nous préparer au meilleur pour faire un grand huitième de finale et être courageux. Guardiola est celui qui m’a fait le plus souffrir, c’est le seul qui change l’équipe pendant le match ». Son adieu en fin de saison ne changera pas les choses selon lui, au contraire même «  l’année où son arrivée a été annoncée et l’adieu de Heynckes, ils ont gagné la Coupe ».

Scudetto

La lutte au championnat réserve également à la Juventus un combat des plus acharnés, le principal prétendant se nomme l’Inter qui « gère bien les choses, au-delà de sa défaite contre la Lazio. Elle a un entraîneur qui sait comment gagner. Quant à nous, nous avons de la marge pour s’améliorer et faire une grande saison ».

Milan / Juventus

Massimiliano était entraîneur à Milan avant d’atterrir à la Juventus. Entre ces deux moments, il a connu quelques mois sabbatiques « Turin et Milan sont deux belles villes, différentes, qui te laissent vivre. Turin est plus réservé, Milan plus tentant et agréable. Durant les mois sabbatiques, je suis allé à Londres voir des matchs. A Londres parce qu’il y’a 12 équipes mais surtout pour parler l’anglais. D’ailleurs je fais des pas de géants ».

Dybala

Le Mister tiendra également quelques mots à l’égard de son prodige, Paulo Dybala, auteur d’un très bon début de saison « Il m’a surpris par sa rapidité d’apprentissage. Mais il suffit de le regarder dans les yeux pour comprendre qu’il a la volonté et la détermination d’atteindre l’objectif. Il a plus l’instinct de tuer que Morata et Pogba, parce qu’il a gravi les échelons ».

Ses racines

Massimiliano a grandi du côté de Livourne, de Coteto précisément. A savoir s’il s’y sentait bien et si le quartier est lié à ses racines : « Oui, les dockers comme mon père était bien payé dans les années 70. Mais le port, qui était parmi les premiers d’Europe, a été détruit. Ils n’ont pas pensé qu’avec de plus grands bateaux ils feraient des choses différentes ». « Je vais toujours au bar de Coteto, pour Noël. Et s’il ne fait pas froid, un saut dans la mer. Mais j’ai grandi dans les années 70, c’était les années de plomb et de l’héroïne. Le soir, vous deviez être très attentifs ».

Ses souhaits personnels

Sur le plan personnel, Allegri souhaite, à 65 ans, « que ma fille me donne des petits-enfants, et si le Seigneur me donne la possibilité d’être bien je voudrais profiter de la vie. Il n’est pas utile d’arriver à devenir pathétique. Vous devez partir gagnant ». Quant à noter sa vie actuelle sur une échelle de 1 à 10 « je ne dirai pas 10, car la perfection n’existe pas, mais 8 ou 9. La vie doit être vécue – dans les règles et sans faire de mal à personne -. Si quelqu’un la vit dans la tristesse quotidienne et la subit passivement, quel sens a-t-elle ? ». Il parlera aussi de ce qu’il souhaite transmettre à son fils, parlant « des valeurs que j’ai reçu. Dans le monde d’aujourd’hui, il existe des risques de se perdre. Les jeunes sont plus faibles psychologiquement, parce que la technologie est grande mais a diminué le contact humain ».

Ses présidents

Enfin, il a parlé des Présidents de club qu’il a côtoyé jusqu’aujourd’hui « Squinzi est une personne exquise, sérieuse et humble, nous nous voyons encore. Cellino est un génie qui voit les choses avant les autres, ça a été une école pour moi. Avec Berlusconi, je n’ai pas eu un bon rapport, il fallait être d’accord sur tout, même la formation … au contraire d’Agnelli, il m’a embarrassé quand il m’a dit de lui dire « tu ». Il est très carré, il fera une grande carrière internationale ».

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