La Juve cale sous le ciel de Bergame. Après avoir mené 2-0, les bianconeri ont lâché du lest et se sont vus remontés au score par une équipe de l’Atalanta pleine d’envie et aidés par une nouvelle utilisation de la VAR qui prêtera de nouveau à débat.

Le match : 25 minutes chrono. Puis plus grand-chose..

Le match avait pourtant bien commencé, avec un but de Federico Bernardeschi à la 21e minute. Fede en jambes sert Higuain 3 minutes plus tard qui arrive à trouver le but dans un trou de souris (24e, 2-0). Mais la Signora est prise en traite par son propre rejeton : Mattia Caldara en Judas trompe Buffon et réduit le score (31e, 2-1).

Au retour des vestiaires, sur un ballon aérien limpide de Dybala, Mandzukic trompe Berisha, mais le but est invalidé par la VAR pour une faute qui arrive bien avant l’action de but. C’est le fait de ce match, car ensuite, l’Atalanta revient à égalité grâce à un coup de ganache de Bryan Cristante. A 5 minutes de la fin, nouveau coup de VAR qui accorde un penalty à la Juve, mais la frappe de Dybala est repoussée par Berisha.

La Juve lâche ses premiers points et laisse le Napoli seul en tête.

Ce qui n’a pas fonctionné

La grinta de l’Atalanta – Les Bergamaschi en voulaient. Bien leadés par un Papu Gomez des grands soirs, ils étaient clairement venus chercher un résultat. Si des faits de jeux peuvent expliquer une partie de la déroute de la Juve, on ne peut pas enlever le mérite à cette vaillante équipe de l’Atalanta qui, si elle s’accroche, pourrait de nouveau squatter les belles places cette saison.

Un milieu sans inspiration – Bentancur et tout son talent, pas encore assez mûrs pour guider et donner le tempo d’une écurie comme la Juve + Matuidi qui est tout sauf un leader technique = Une soirée maussade spéciale « Appels manqués », surtout dans les dernières minutes de jeu. Un Mire vous manque et tout est dépeuplé.

Dybala – Petit coup de mou pour Paulo ce soir qui s’est vu refusé un assist par la VAR et a vu son penalty du 3-2 arrêté par Berisha. Moins pesant dans le jeu, il est férocement marqué à la culotte à chaque match. La rançon du succès pour le petit génie à qui il serait très difficile d’en vouloir pour le penalty manqué après son début de saison plus qu’incroyable.

Sortir Bernardeschi pour Cuadrado – L’Italien était pourtant très en jambes avec un but et un assist en même pas 25 minutes de jeu. S’il était un peu moins présent en seconde période, on s’explique mal son remplacement à l’heure de jeu par un Cuadrado qui n’a rien apporté de plus, voir même, qui a apporté clairement moins…

Le joueur : Dites « 33 »

Titularisé pour la première fois depuis son arrivé, Federico Bernardeschi a livré un match complet sur son côté droit. Auteur du premier but en reprenant sur une faute de main du gardien, comme tout vrai Bernard des surfaces, il a ensuite délivré un superbe assist pour Gonzalo Higuain. Dommage qu’il ait été remplacé par un Cuadrado assez fantomatique…

Les stats

Giogio Chiellini a fêté sa 441e en Bianconero ce soir et entre donc dans le très prisé Top 10 de joueurs ayant le plus d’apparitions avec la tunique de la Juventus. Prochaine marche sur l’escalier de la Fame en blanc et noir : Franco Causio et ses 452 matches. Tout en haut, Alessandro Del Piero et ses 705 matches sont loin dans l’hyperespace.

Le geste de la soirée

Allez savoir ce qui se dit dans un vestiaire… En attendant, l’accolade de Higuain pour Barzagli est toute particulière. Après avoir marqué son but, Pipita libéré en Serie A traverse tout le terrain pour aller faire un câlin à sa Rocchia comme on remercie son psy après une bonne séance vidage de sac. Un peu de Football tendresse dans cette soirée de brutes.

La question : La VAR, pourquoi ça ne marche toujours pas ?

Elle annule le 3e but bianconero. Alors oui, y’a faute de Lichtsteiner sur Gomez. Seulement son utilisation survient presque 30 secondes après la faute. Le temps pour la Juve d’aller marquer dans une action licite et pour le banc de l’Atalanta de faire pression au corps arbitral et de demander l’invalidation du but sur commande, façon Canal VOD, ce qui leur permet de renverser le match par la suite. Nouvelle utilisation foireuse dans une liste qui s’allonge, s’allonge, s’allonge, quand il n’est pas question de « dans quelle situation est-ce qu’il fallait l’utiliser » et « dans quelle situation il ne fallait pas l’utiliser ». Pas mal pour un outil censé calmer les débats.

Entre p'tits ponts lyriques et tacles à la jugulaire. S'est déjà fait les croisés à l'auriculaire gauche. Deux fois.

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