Leonardo Bonucci a l’habitude de répondre aux questions des journalistes sportifs et de voir ses interviews apparaître dans les grands quotidiens sportifs italiens. Ce mois-ci, il change de registre en accordant un entretien à Playboy Italia. Leo se prête au jeu du magasine avec un shooting photo et donc cette séance de questions/réponses dans laquelle il évoque sa vie, sa carrière et forcément la Juventus. Extraits :

En ce moment, qu’est ce qui ne fonctionne pas à la Juve ( la Juve n’était pas encore revenue en forme quand l’interview a été réalisée ndlr ) ?
 » La politique de rajeunissement et de changement était juste d’un certain point de vue, mais la Juventus a perdu ce qui représentait ses certitudes ces dernières années : un groupe fort et sûr de lui à la fois sur le terrain et en dehors. Quand tu changes autant, c’est toujours risqué. Nous payons maintenant un début manqué, fait de résultats qui nous ont amené au milieu du classement, une place qui n’est pas la nôtre. Mais c’est à nous de trouver un nouveau point de départ pour rapporter la Juve là où elle mérite d’être et lutter pour quelque chose d’important  ».

Allegri, ces dernières années, a été à la fois aimé et détesté par un peu tout le monde. Quel rapport as tu avec lui ?
 » Un rapport sincère, très franc et réciproquement respectueux. Je crois qu’Allegri est une personne très intelligente et qu’il sait quel traitement appliquer à cette Juventus. Après dans le calcio, quand tu gagnes tu es sanctifié et quand tu perds tu es sacrifié. Cela ne doit pas nous déstabiliser : tu obtiens les choses seulement à travers le travail et la dévotion. Quand tu fais tout à 100%, les résultats arrivent. Donc nous devons tous travailler et nous nous relèverons. Parce que l’histoire de la Juve nous l’impose. Cela ne doit pas juste être une devise mais vraiment pour la Juventus, gagner est l’unique chose qui compte  ».

Une qualité et un défaut d’Allegri ?
 » Une qualité l’intelligence. Un défaut : des fois, il devrait utiliser moins la carotte et plus le bâton  ».

Tu as retrouvé Conte en Nazionale. Quelle personne est-il avec ses joueurs ?
 »Ses méthodes initiales sont difficiles à intégrer parce qu’il ne lâche pas un centimètre, même pas à l’entraînement. Il nous a peut-être fait du bien parce que nous sortions d’un moment noir avec ce maillot et donc il a été en quelque sorte la main venue du ciel. Nous étions vraiment des soltats parce que nous voyions que ce que nous essayions réussissait et travailler autant nous aidait à aller bien. Donc nous sommes arrivés à un moment où nous faisions ce qu’il disait sans même se demander pourquoi : nous savions qu’il était là pour nous faire gagner. Et il l’a prouvé sur le terrain, surtout en Italie. En Nazionale aussi, c’est l’homme qu’il faut parce qu’il est entrain de nous donner une identité, un jeu et il obtient le meilleur de nous même, des motivations qui te poussent à donner toujours plus  ».

Une fois les crampons raccrochés, comment tu t’imagines ?
 » Je prendrai une année ou deux pour moi parce que je veux profiter de ma famille et voyager un peu. Ensuite, je me dis que l’idée de devenir entraîneur ne me déplait pas. Mais j’ai encore de nombreuses années de carrière devant moi  ».

Peut-être qu’en tant qu’entraîneur, tu finiras à la Fiorentina…
 » C’est compliqué avec mon passé juventino (rires)  ».

Mais quand tu étais petit, quelle équipe tu supportais ?
 » La Juve  ».

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