Le capitaine de la Juventus, Gianluigi Buffon, a réagi pour la première fois depuis le soir de la défaite à Cardiff. Il le fait dans les colonnes de la Gazzetta.

Buffon : à quel point es-tu agacé ?

« Autant qu’il faut l’être : c’était une grande opportunité, une énorme chance que nous avions obtenu et mérité. Nous ne l’avons exploité que pendant une demi-heure ».

Pourquoi ?

« Passé ce laps de temps, nous n’avons plus répondu présents. Je ne sais pas si durant cette première demi-heure nous avons été en surrégime physique pour rester à leur niveau. Le fait est qu’il nous manque encore quelque chose. Quelque chose qui nous permette d’être au moins au même niveau que les autres dans ce genre de matchs ».

Quels genres de choses ?

« Avant tout, il est vrai que ces équipes qui ont l’habitude de gagner certains matchs ont aussi de la chance : même le plus petit des faits de jeux leur sourit et se passe mal pour l’adversaire. C’est un peu ce qui nous arrive en Italie : quand tu as un certain type de confiance et de certitude, les choses vont bien pour toi et moins pour les autres ».

En vérité : vous pensiez vraiment avoir colmaté l’écart avec le Real, non ?

« Oui, nous pensions pouvoir jouer le match au même niveau. Pas de gagner, mais d’aller au bout et voir… Au final, la sensation de la seconde période ne laisse que regrets et perplexité, parce que que quand une équipe t’écrase et que tu ne réussis pas à avoir les armes pour la contrer, cela signifie que tu ne fais pas le même poids ».

Qu’est ce qui t’énerve le plus ?

« Ce ne serait pas juste de s’énerver parce que ce que nous avons fait reste exceptionnel, ça aurait pu devenir impossible à reproduire et au final, c’est reproduisible. Je suis déçu d’avoir perdu comme ça : une défaite serrée te fait comprendre que tu es toujours au niveau. Une défaite de ce genre signifie que tu as baissé les bras, que tu as laissé une impression que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser. Celle d’une équipe qui n’était pas préparée pour l’événement et qui s’est effondrée à la première difficulté. Et ça ne s’est pas passé comme ça, ça ne doit pas se passer comme ça ».

En tant que capitaine, tu as fait un discours à chaud dans le vestiaire ?

« Un discours non, mais nous avons parlé entre nous et nous avons vu que le concept que je viens d’évoquer est vraiment la mauvaise note de la soirée. En tant que capitaine, mon vrai regret est la défaite, bien sûr, mais surtout de ne pas pouvoir offrir une coupe aux tifosi, une coupe qu’ils mériteraient au moins autant que nous, vu comment ils nous ont suivi et tout e qu’ils nous ont donné ».

C’est possible que quelqu’un ait lâché d’un point de vue mental ou physique durant le match ?

« Je ne pense pas mais dans ces matchs, il y a un rythme de folie : pendant 10 minutes, tu attaques, puis les 10 minutes suivantes ce sont les autres et peut-être qu’à ce moment là, tu ne comprends plus vraiment la situation, le pourquoi. J’étais là, j’attendais notre folie à nous mais les minutes passaient, 20, 30 et j’ai compris qu’il y avait quelque chose d’autre à améliorer. Et c’est probablement le niveau ».

Des regrets d’équipe ?

« Il n’y en a pas : l’un a démontré d’être beaucoup pus fort et a mérité Mais nous aurions certainement pu mieux faire ».

L’année prochaine, vous réessaierez, non ?

« Il y a, en ce qui me concerne, une dernière chance. J’ai encore une année de contrat, nous sommes en Ligue des Champions et donc nous la jouerons pour la gagner ».

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