Le dernier chapitre du Calciopoli est encore en cours d’écriture. Face aux disparités de traitement révélés par le long procès et notamment la non condamnation de l’Inter, la Juventus réclame à la Fédération une indemnité de 443 millions d’euros. L’affaire traine depuis plusieurs mois et une audience supposée décisive s’est tenue aujourd’hui. Après une demi-heure de débat, le Tribunal Administratif du Latium a pris une décision : celle de renvoyer le verdict définitif à la fin de l’été, dans un délai de 45 jours plus précisément.

C’est donc un classique du football italien qui s’est joué aujourd’hui mais dans un tribunal. D’un côté, la Juventus qui ne lâche rien sur sa requête de plus de 440 millions de dommages et intérêts. De l’autre, l’Inter et la Fédération italienne de football (FIGC) qui considèrent le recours de la Juventus « infondé » et la somme demandée « astronomique ». L’objet de ce contentieux est la non révocation du Scudetto 2005-2006 ‘’offert’’ à l’Inter. Le club bianconero évoque une « disparité de traitement » envers l’Inter, jamais condamné malgré révélations de 2011. « Le point principal, a expliqué Pasquale Landi, avocat de la Juventus, est que même que lorsque les actes illicites sportifs prescrits de l’Inter ont été prouvés, le Conseil Fédéral de la FIGC n’a adopté aucune mesure ».

La réponse de la Fédération ne s’est pas faite attendre. « La demande de la Juventus est astronomique, a estimé l’avocat Luigi Medugno, surtout vue la faiblesse des arguments juridiques qui la supportent. La FIGC resiste donc à cette demande qu’elle retient infondée ». Dans les mois précédents, le président de la Fédération, Carlo Tavecchio avait déjà évoqué un « combat téméraire », menaçant même à demi-mot la Juventus de poursuites judiciaires ultérieures. Dans l’affaire, la Fédération bénéficie bien évidemment du soutien de l’Inter qui espère ne plus entendre parler du Calciopoli. L’avocate de l’Inter, Luisa Torchia, a ainsi évoque une « rivalité déplacée dans les tribunaux. L’Inter n’a rien à voir avec cela, la position de la Juventus est inadmissible et infondée ». Pour rappel, les nerazzurri, qui clament leur honnêteté dans cette affaire, ont toujours refusé la levée de la prescription qui couvrent leurs actes illicites révélés en 2011. Une décision qui aurait très certainement entraîné une condamnation de l’Inter et surtout la révocation d’un Scudetto injustement assigné.

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