« C’est un très grand changement pour moi, pour ma carrière, d’arriver dans une équipe comme la Juventus. J’espère pouvoir grandir en tant que joueur, en tant que personne et devenir un grand joueur ici ». Ces mots sont signés Paulo Dybala, arrivé en provenance de Palerme pour la modique somme de 32 millions d’euro, assortis de quelques bonus portant éventuellement la somme totale à 40 millions d’euros. Nous sommes le 14 juillet 2015, Dybala tient alors sa première conférence de presse en tant que Bianconero et sait déjà ce qu’il veut : devenir un grand joueur. Depuis, ‘u picciriddu’  a bien grandi et devient petit à petit le joueur qu’il espère devenir, impressionnant par sa classe, ses gestes techniques mais surtout par ses buts faisant de lui le turinois le plus décisif. Joueur du mois de décembre, De ‘Pibe de la Pension’ à ‘Joya de la Juventus’, retour sur l’ascension d’un joueur voué à devenir grand.

Ses origines

« Paulo, viens en Pologne, tu es le bienvenu »
Sa Grand mère

Paulo Dybala, argentin de naissance avec des origines polonaises de par son grand-père et italiennes de par sa grand-mère est né le 15 novembre 1993 dans la Province de Cordoba. De ses origines, Dybala aimerait en savoir plus et se rendre là où a vécu son grand-père « Mon grand-père Boleslow était d’un petit village de Cracovie, il s’est échappé de la Pologne durant la seconde guerre mondiale. Il est mort que j’avais 4 ans, je voudrais aller voir où il est né mais j’aurais besoin de l’aide de quelqu’un qui parle polonais ». De sa famille en Pologne, Paulo Dybala ne sait que peu de choses et réciproquement puisque personne là-bas ne semble savoir qu’ils ont de la famille en Argentine. Il faudra attendre l’intervention de Mateusz Swięcicki, journaliste d’origine polonaise, pour organiser une rencontre virtuelle sur le net entre Dybala et les siens. Bien surpris seront-ils puisqu’ils ne connaissent ni de près ni de loin l’existence de Paulo, ignorant également qu’il est un joueur de football. De cette rencontre, Paulo fera la promesse de venir en Pologne les rencontrer et bien qu’il ne s’y soit pas encore rendu, il a bien pris note des invitations faites par sa Grand-mère lui demandant de venir : « Paulo vient en Pologne, tu es le bienvenu » et son oncle « si tu viens en Pologne, tu devras boire de la vodka ».

Mais malgré ses origines, Dybala se sent bien argentin et ne  se voit pas jouer pour un autre pays que le sien, bien qu’il veuille « défendre l’honneur de ma famille et de mon grand-père, mais je suis argentin et mon rêve a toujours été celui de jouer pour le pays dans lequel je suis né ».

Son enfance

Le reconnaîtriez-vous ?

« Il joue au football depuis qu’il a 4 ans et il a toujours été différent, il s’est toujours mis en évidence par rapport au reste de l’équipe. C’est pour ça que son père disait qu’il irait loin ».
Alicia Dybala, sa Maman

Paulo Dybala commence très jeune le football, gamin il évolue pour un petit club près de chez lui, dans le village de Laguna Larga et à l’âge de 10 ans, l’opportunité de rejoindre les Newell’s Old Boys se présente mais son père refuse alors, prétextant que l’Institut de Cordoba est plus près de leur domicile. Signe du destin, car c’est bien là que Paulo Dybala évoluera jusqu’à entrer dans l’histoire puisqu’il quittera le club avec 4 records personnels, devenant le plus jeune joueur à marquer un but avec l’équipe, battant l’illustre Mario Kempes mais aussi le premier à jouer 38 matchs consécutifs en championnat, le premier à marquer deux triplés en championnat ou encore le premier à marquer lors de 6 rencontres consécutives.

Mais avant de partir en héros, Paulo Dybala a dû traverser les étapes afin de réaliser le rêve de son père décédé : « Le rêve de mon père était d’avoir un fils footballeur. Mes frères n’ont pas réussi, alors je devais le faire, c’était une obligation ». Durant les cinq premières années à l’Institut, il fera les trajets depuis son domicile, accompagné par son père après l’école jusqu’à ce que ça devienne de plus en plus sérieux. C’est alors à l’âge de 15 ans que les choses commencent à se mettre en place, suite au décès de son père, il décide de partir s’installer à l’Institut qui a construit une pension complète pour les jeunes du club dont il fait partie. C’est alors à ce moment-là qu’il s’est mis en tête l’objectif de réaliser le rêve qu’il avait en commun avec son père « Avant, le foot n’était qu’un jeu, je jouais pour m’amuser. Là, c’est devenu un objectif, je voulais devenir pro. Le rêve de mon père était d’avoir un fils footballeur ».

Sa première saison professionnelle se profile enfin et c’est dès la seconde journée que Paulo Dybala se mettra en évidence, signant le premier but de sa toute jeune carrière professionnelle, premier but décisif puisqu’il permettra aux siens de revenir à égalité. S’en suivra une saison exceptionnelle d’un point de vue personnel puisqu’il finira quatrième meilleur buteur du championnat, à seulement 17 ans. Malheureusement pour son équipe, elle finira aux portes de la promotion en Première Dision et Dybala ne semble pas l’avoir oublié « D’après moi, on avait joué le meilleur football de toute la division, mais bon c’est de la malchance. Tout devait être historique… Encore aujourd’hui, mon cœur n’a pas réussi à oublier ». Mais pas le temps de s’y attarder pour autant, très rapidement c’est les portes de l’Europe qui s’ouvre à lui et c’est Palerme qui finira par l’attirer.

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Ses débuts en Europe

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« J’ai découvert Dybala à un repas »
Luca Cattani, scoup à palerme

Luca Cattani, scout à Palerme est celui qui a réussi à le faire venir en Europe et se souvient très bien de ce moment « J’étais allé à Cordoba pour définir l’achat de Vasquez – joueur de Belgrano à l’époque, aujourd’hui à Palerme – en aout 2011, et un soir les dirigeants de Belgrano ont organisé un repas. Je me trouvais alors en face du Président de l’Institut, l’autre équipe de la ville, et devant une assiette de chevreau il dit : Dans mes jeunes, j’ai un jeune joueur encore plus fort que Vasquez… Je n’avais jamais entendu parler de Dybala, mais j’étais curieux et j’ai commencé à le suivre en vidéo. La première fois que je l’ai vu en direct, il a pris beaucoup de coup et combinait peu. Mais à la fin, il a régalé de quelques numéros exceptionnels, ça m’a suffi pour balayer les derniers doutes. » Et le Président de Palerme est également directement tombé amoureux de Dybala, Maurizio Zamparini visionne les cassettes les unes après les autres et sait directement qu’il faut le prendre, malgré la concurrence d’autres grands clubs comme l’Inter et Naples « J’ai regardé quelques DVD et je savais directement que je devais l’acheter. Vous ne devinez jamais à l’avance, sinon j’aurai une équipe de phénomènes, mais Dybala avait des chiffres impressionnants. »

C’est alors le 28 avril 2012 que le Président annoncera officiellement l’acquisition de Dybala, le définissant même comme le nouveau Aguero tout en étant fier d’avoir vu son offre de 12 millions d’euros battre la concurrence, faisant de lui le joueur acheté le plus cher de l’histoire du club « Nous avons battu la concurrence de club comme l’Inter, Chelsea et le PSG. Dybala est le nouveau Aguero ». Cette somme impressionnante aurait pu faire peur à Dybala mais il a reçu le soutien qu’il fallait pour surmonter la pression « Il y’a eu très vite beaucoup d’argent en jeu, c’était fou. Ce n’était pas facile, à 18 ans, c’est dur à gérer mais heureusement, je me suis concentré sur mon travail, sur le football et par chance j’ai pu me rapprocher beaucoup de ma famille. Mon coach, Dario Franco, m’a aussi beaucoup aidé à garder les pieds sur terre, tout comme mes coéquipiers. » Dario Franco sera d’ailleurs très content pour son poulain et sait déjà qu’il a tout pour réussir « Je suis très content pour Paulo, après tant d’aller-retour, il accomplit un rêve très rapidement ».

Débuts compliqués

« Il a des coups phénoménaux, mais son problème est qu’il doit avoir plus de grinta, plus de continuité. Pour lui le football est encore un divertissement, mais il doit comprendre que c’est aussi sa profession »
Rino Gattuso, entraîneur Palermo en Série B

Et pourtant, il vivra deux premières saisons compliquées sous le maillot rosanero, la première marquée par une relégation en Série B et des rumeurs le renvoyant d’où il était arrivé. Lors de sa première saison, Il lui faudra attendre la huitième journée pour marquer son premier but et même son premier doublé offrant la victoire à son équipe, contre la Sampdoria. Ce jour-là, Dybala a commencé à démontré que l’investissement opéré sur lui en valait la peine, alors que c’était seulement sa deuxième titularisation et à l’issue du match, les éloges ne se font pas rares, toute l’Italie découvre le talent du jeune joueur et ne demande qu’à en voir encore. Dybala pour sa part est heureux de ce cadeau en avance « Je suis très content, ces buts sont des cadeaux en avance pour mon anniversaire. Je dois remercier mes coéquipiers » Malheureusement pour eux, il ne réussira pas à réaliser une autre prestation de cet acabit, ne marquant qu’une petite fois de plus sur le reste de la saison et ne pourra pas empêcher son équipe de descendre en Série B.

Sa seconde saison sicilienne ne sera pas meilleure, presque pire même puisqu’on le voit bien plus souvent à l’infirmerie que sur le terrain et bien qu’il y inscrive 5 buts au cours de la saison, le mystère Dybala prend forme et l’on commence à se demander si les millions n’ont pas été dépensé à tort. Paulo traverse une période particulière, à la 11ème journée de Série B son compteur but pointe toujours à 0. Bien que personne ne remette en cause son engagement, lui qui est l’un des plus volontaires, prêt à se sacrifier pour l’équipe, tout le monde attend de lui qu’il fasse la différence. Sur ces diverses occasions, il se retrouve trop loin des cages, ce qui fait dire à un responsable technique du club, Giorgio Perinetti « Si j’ai un conseil à lui donner, c’est qu’il doit éviter de redescendre trop pour chercher le ballon et se rendre utile à l’équipe. Il doit se souvenir qu’il est attaquant et qu’un attaquant se trouve en zone de finition. »

Il devra attendre la 27ème journée et son premier match de l’année 2014 pour débloquer son compteur en Série B et enfin trouver le chemin des filets, il déclarera à l’issue du match « je devais vivre un moment comme celui-là, j’en avais besoin. Enfait, après avoir marqué ce but si important j’ai directement couru dans les bras des médecins et des physiothérapeutes qui m’ont tant apporté durant cette mauvaise période. Marquer lors de ce match a été spécial pour moi. » Il marquera 4 autres buts en championnat et deux en Coppa d’Italia et son équipe finira championne, actant son retour en Série A.

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Retour en Série A

« Ceux qui disaient que je ne valais rien le regrettent aujourd’hui »
Paulo Dybala

Loin de se laisser abattre, Dybala continue de travailler en vue de la nouvelle saison qui l’attend, un retour en Série pour lui et ses coéquipiers et une petite revanche personnelle à prendre avec l’envie de prouver qu’il est l’un des futurs grands joueurs que les meilleurs clubs s’arracheront plus tard. Bien qu’il marque lors du premier match de championnat, il réalise un début de championnat timide puisqu’il mettra un mois et demi à marquer de nouveau mais le fera avec la manière, sur un corner joué à deux avec Vasquez il enroule sa frappe du pied gauche qui trompera le gardien. Il offrira même le but de la victoire à son coéquipier en délivrant une passe décisive sur corner en déposant le ballon sur la tête de son coéquipier signant par la même occasion la première victoire de la saison pour son équipe.

Dybala semble alors être lancé pour ne plus s’arrêter, il attendra encore deux matchs pour mettre la machine en route avant d’être totalement lâché. Entre la 9ème journée du championnat et la 19ème, il parviendra à chaque fois à être décisif, entre buts et passes décisifs délivrés il est l’homme en forme du côté de Palermo. Il réussira même à marquer lors de 5 matchs consécutifs et tout commence contre le Milan AC, dans tous les bons coups sur ce match puisque c’est lui qui est à la base de l’auto-goal milanais à la suite d’un corner botté avant de marquer son but, résistant à la charge du défenseur adverse. A la suite de ce match, l’Italie entière n’a d’yeux que pour Dybala, son ancien entraîneur Dario Franco lui n’est pas surpris « Je ne suis pas surpris par ce que fait Dybala cette saison. C’est un garçon qui n’est pas seulement doté de talent et qualités techniques, il a aussi une forte personnalité, celle qui lui a permis de surmonter les moments difficiles. Quand il existe toutes ces choses, unies à l’envie de travailler de manière correcte jour après jour, il est difficile qu’à la fin un joueur ne parvienne pas à émerger ».

Bien que ses statistiques soient moins bonnes après la trêve hivernale, Dybala attire les plus grands clubs qui commencent à lui faire les yeux doux, pour le plus grand bonheur de son président qui ne se privera pas, à son habitude, de faire gonfler le prix du joueur « Pour le transfert de Dybala je demande 40 millions, mais à Al Khelaifi (Président PSG) j’en ai demandé 50. C’est le nouveau Messi. ». Dybala remercie pour sa part Palermo, sans qui il n’en serait pas là « Aujourd’hui, les gens qui disaient que Palerme avait dépensé 12 millions d’euros pour un joueur sans valeur, je pense qu’ils regrettent, non ? En fait, j’avais vu que malgré sa super saison en Argentine, Javier Pastore avait pu prendre son temps pour s’adapter au championnat italien à Palerme. Donc je n’avais pas peur de ne pas marquer beaucoup de buts dès le départ. Je savais que ça allait venir si je travaillais. Et que le club allait me soutenir. Si j’en suis là, c’est grâce à Palerme »

Il terminera la saison avec des statistiques très honorables, finissant neuvième meilleur buteur du championnat avec 13 réalisations mais surtout en tête du classement des meilleurs passeurs avec 10 passes décisives, accompagné par 4 autres joueurs à égalité. Malheureusement pour lui, il ne pourra pas défendre ses statistiques puisqu’en fin de saison, il aura moins l’occasion de jouer. Son Président redoutant la blessure pouvant diminuer le prix de vente il demande à son entraîneur d’épargner au mieux son trésor, d’autant plus qu’il ne lui reste qu’un an de contrat et que la vente doit se faire au plus cher possible. Ce sera finalement la Juventus qui finira par s’attacher les services de Dybala, après d’âpres négociations le transfert sera conclu le 4 juin 2015 pour une somme de 32 millions auxquels 8 millions pourraient s’ajouter sous forme de bonus faisant de lui l’investissement le plus onéreux de la gestion Agnelli, le quatrième pour la Juventus derrière des légendes comme Buffon, Nedved et Thuram. Bien que l’officialisation arrive en juin, Dybala et son Président annonce le transfert en avance lui offrant ainsi une standing ovation lors du dernier match au Barbera.

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Débuts compliqués à la Juventus

« J’ai choisi la Juve parce que c’est l’équipe qui me voulait le plus, j’ai beaucoup de défauts et je m’améliorerai avec les champions bianconeri »
Paulo Dybala

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Arrivé à la Juventus pendant que d’autres cadres partent, Dybala est appelé à assumer la lourde tâche d’être, si pas de suite dans les années qui viennent, le renouveau de la Juventus offensivement. Ayant les caractéristiques pour le faire, le mental et l’envie, il sait que remplacer Carlos Tevez, parti pour rejouer en Argentine, qui avait un bilan de 29 buts en 48 matches toutes compétitions confondues, sera difficile.  D’autant plus difficile que le Mister semble vouloir prendre son temps avec son nouveau joyau, ne voulant pas lui brûler les ailes trop vite il déclare en aout qu’il a « de grandes qualités, extraordinaires mais il doit d’abord terminer son parcours de croissance. N’oublions pas que la première année à la Juventus n’est jamais simple, il doit comprendre où il est. Avec tout le respect que j’ai pour Palerme, ici c’est une autre dimension. »

Malgré ses qualités évidentes, il jouera peu en début de saison, voire pas du tout lors de certains matchs. Il débutera son aventure bianconera le 25 juillet lors d’un match amical contre le Borussia Dortmund au cours duquel la Juventus perdra, commençant de la moins bonne des façons sa préparation en vue de la Supercoppa à venir contre la Lazio. Durant ce match, Coman est à nouveau préféré à Dybala, resté sur le banc. Dybala entre alors à la 60ème minute de jeu, le score est toujours de 0-0 jusqu’à la 68ème minute ou Mandzukic donne enfin l’avance aux siens avant que Paulo Dybala ne double la mise quatre minutes plus tard. Premier match officiel, premier titre et premier but pour la Joya qui ne pouvait espérer meilleur départ que celui-là. On aurait légitimement pu croire que Dybala partirait titulaire contre l’Udinese pour le premier match de Série A mais ce ne fut pas le cas, Coman en instance de départ lui est préféré, peut-être pour l’inciter à rester mais en vain puisqu’il finit par quitter la Juventus, laissant ainsi une place à prendre. Dybala est alors choisit par Allegri pour débuter le match contre la Roma, en deuxième journée, et marquera l’unique but bianconero mais ne pourra pas empêcher la seconde défaite en championnat de la Juventus. Il parviendra cependant  à ramener le point du match nul contre le Chievo en marquant sur pénalty, réalisant là son deuxième but en trois rencontres. Tout semble porter à croire que Dybala sera l’élément essentiel de l’attaque turinoise, et pourtant.

Et pourtant Allegri ne lui fait pas encore totalement confiance, le reléguant sur le banc sur cinq des 8 matchs suivants, toutes compétitions confondues. C’est ainsi qu’il ratera la première victoire en Série A de la Juventus, n’entrant même pas en cours de match ou la première victoire en Champions League contre City ou il se verra tout de même offrir 15 minutes de jeu. Allegri semble vouloir le préserver mais s’attire les foudres de Maurizio Zamparini qui ne comprend pas la gestion faite par l’entraineur turinois « Allegri est en train de ruiner Paulo. Dybala est le football, Allegri non. Quand tu as un joueur qui sent le foot, tu dois le laisser libre. Allegri est en train de détruire le travail fait par Conte, il a les idées confuses. Hier (contre Gladbach en C1) en seulement 7 minutes, Dybala a montré la différence, il mérite un autre entraîneur. Avec Mancini, il aurait plus joué. »

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L’envol de Dybala

« Il n’est pas encore un champion, mais il le deviendra »
Massimiliano Allegri

Allegri a t’il entendu les conseils envoyés de Palerme ? Ce qui est sûr, c’est qu’après ce match contre Gladbach Dybala recevra sa chance en tant que titulaire, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il saura en profiter. Auteur d’un match sensationnel, dans tous les bons coups mais surtout ceux décisifs puisqu’auteur d’un but et d’une passe décisif, il offrira à la Juventus une victoire qui fera du bien au moral des troupes actuellement dans le bas du classement. Elu homme du match, encensé par la presse mais aussi par Allegri qui s’expliquera sur sa gestion Dybala « Paulo n’est pas encore un champion, mais il le deviendra. Jouer à Palerme est différent, là-bas il était leader. Il n’a que 21 ans et a de grandes qualités mais ici il a moins d’espace pour jouer son football. Pour arriver au rôle de Tevez, il lui manque des phases physiques et techniques. »

Depuis lors, Dybala est un des joueurs les plus utilisés par Allegri et bien qu’il ait déjà les meilleures statistiques du groupe, il ne cessera de les gonfler. Titulaire sur la quasi-totalité des matchs suivants, il offrira la victoire à la Juventus contre le Milan AC d’un superbe but concluant une très belle action menée par Pogba et Sandro avant de délivrer, le match suivant, la passe décisive à Mandzukic contre Palermo qui débloqua le match. En réalité, il parviendra à marquer ou délivrer une passe décisive lors de 7 matchs sur les 10 derniers devenant ainsi le meilleur buteur et le meilleur passeur du club, à seulement 22 ans, faisant presque oublier Tevez et autres bomber d’antan. Pour rappel, à 22 ans Tevez était encore au Corinthians et c’est à « seulement » 24 ans qu’il signe à Manchester avant de finir la saison avec 24 buts toutes compétitions. Dybala a de l’avance mais il doit remplacer, aussi bien sur le terrain que dans les cœurs, le Tevez parti en été qui avait terminé la dernière saison à 29 buts.

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Le défi est lancé, Dybala sait ce qui l’attend ainsi que le chemin parcouru « Arriver à la Juventus a été une étape importante dans ma carrière, a ainsi avoué le jeune international albiceleste à ESPN. Ça a été un grand saut depuis Palerme, où je me trouvais très bien. Maintenant je suis dans un des plus grands clubs du monde. Il y a une pression, les attentes sont élevées et je savais que ce ne serait pas facile de remplacer quelqu’un comme Tévez. Les coéquipiers et le coach m’ont beaucoup aidé, j’espère continuer comme ça » Il reconnait également s’être adapté à la Juventus, changeant d’attitude et comprenant de plus en plus où il se trouvait «  J’ai changé d’attitude, j’ai grandi du point de vue du caractère et de la mentalité. À la Juve, il n’y a que des lions affamés qui dès qu’ils perdent la balle veulent la récupérer immédiatement et ne laissent pas respirer leur adversaire. Soit tu t’adaptes, soit tu es dehors. »

Ses coéquipiers ne manquent pas de superlatifs quand ils parlent de lui, Sandro voit en lui un futur Neymar «  Il a toutes les cartes en main pour devenir un véritable champion, comme Hulk ou Neymar », Pogba pour sa part le surnomme  « Carré R2 », soit la combinaison de touches qui permet sur PlayStation de réaliser les frappes enroulées, devenu la spécialité de l’Argentin.

Actuellement, Dybala en est à 11 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues, il est le joueur étant le plus décisif du groupe et l’avenir semble lui tendre les bras, à la « Joya » du peuple turinois.

Foto LaPresse - Daniele Badolato30/08/2015 Roma ( Italia)Sport CalcioRoma - JuventusCampionato di Calcio Serie A TIM 2015 2016 - Stadio "Olimpico"Nella foto: Paulo DybalaPhoto LaPresse - Daniele Badolato30 August 2015 Roma ( Italy)Sport SoccerRoma - JuventusItalian Football Championship League A TIM 2015 2016 - "Olimpico" Stadium In the pic: Paulo Dybala

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