Il est de ces hommes qui s’imposent tout de suite dans un vestiaire. Des leaders naturels. A la Juve depuis un an et demi, Patrice Evra est déjà un joueur respecté et écouté par ses coéquipiers.  » Le leader est celui qui créé d’autres leaders : le plus important, c’est que mes coéquipiers, dans un match, jouent à leurs niveaux. Si l’un d’entre eux rate une passe, je ne m’énerve pas avec lui mais je me demande plutôt si ce n’est pas moi qui n’était pas à ma place  » a-t-il expliqué à Sky Sport et Premium Sport. Naturellement, Evra faisait partie de ces sénateurs qui ont haussé le ton après la défaite contre Sassuolo. Il est ainsi revenu sur cet épisode :  » On s’est parlé, on s’est dit qu’on ne se chercherait plus d’excuses, qu’on serait tous unis, comme une famille. On a fait une réunion pour réaliser à quel point il était important de jouer pour cette société et ce maillot. Psychologiquement, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Mais on s’est réuni, sans faire de différence entre les anciens et les jeunes. L’année dernière aussi, après le match nul à domicile contre l’Inter et avant le match contre le Napoli, nous avions vécu une confrontation similaire. Et à partir de là, tout s’est bien passé « .

2015 a été une année intense pour la Juve faite de nombreux succès. Pour Patrice Evra,  » le moment le plus beau était la demi-finale retour contre le Real. Le moins beau, la finale de Berlin. J’y croyais énormément et nous ne sommes pas passés loin « .  Maintenant, l’international français sait ce qu’il veut pour cette nouvelle année :  » En ce moment, nous allons dans la bonne direction. Mais je demande plus de sacrifices et de collaboration de la part de tous : l’objectif sera déclaré atteint quand nous serons Champions d’Italie pour la cinquième fois consécutive. C’est une chose que je pense depuis le début, même quand les choses allaient mal. Ma ligne n’a pas changé. Mais attention, je ne dis pas que la Juve est la favorite pour le titre. Seulement j’y crois, et j’y ai toujours cru. Il ne faut pas paniquer quand les choses vont mal ni s’enthousiasmer quand elles vont mieux. Nous sommes juste sortis d’un moment difficile plus tôt que nous l’attendions, mais maintenant il faut courir. Nous ne voulons plus nous arrêter. Nous voulons montrer à nous-même, au staff et aux tifosi que nous avons beaucoup de caractère « .

Patrice Evra sait ce qu’il faut faire pour retrouver le succès :  » Les autres équipes peuvent gagner le titre, mais l’adversaire le plus dangereux est la Juve : si nous faisons le maximum, nous atteindrons nos objectifs. La vraie Juve est celle qui gagne des championnats. Nous pouvons faire quelque chose de grand, j’y crois encore. Mais je travaille toujours de la même manière, parce que le moment le plus difficile c’est maintenant, quand tu risques de perdre un match comme celui contre Carpi à la dernière minute. C’est dans ces moments que la fierté par rapport à tout ce que nous avons fait et traversé ces mois derniers doit ressortir « .

En Champions League, la Juve a tiré un gros morceau. Mais Evra ne se laisse pas impressionner :  » Comment battre le Bayern ? En jouant comme la Juve sait le faire. L’année dernière, après le match contre le Borussia Dortmund, j’avais dit que nous irions en finale. Et tout le monde riait. Mais c’était la vérité, ça se voyait en observant notre organisation sur le terrain : je suis admiratif de l’organisation des équipes italiennes. La Juve est une formation difficile à battre, le Bayern n’a pas sauté de joie quand ils ont vu le tirage. Ce sera un beau match avec une confrontation de styles et de jeux différents. Mais au final, le travail paie toujours. Je ne sais pas si nous pouvons gagner, je ne suis pas un magicien, mais je ferai tout pour passer le tour « .

Cette saison est différente pour Patrice Evra. Car il a maintenant à faire à la concurrence d’Alex Sandro :  » J’aimerais jouer tous les matchs mais le brésilien joue bien et le plus important au final, c’est le résultat. Je représente plus le présent que le futur de la Juve : nous vivons bien et avec calme cette alternance. Comme je le disais à Ferguson, je me reposerai quand ma carrière sera terminée « .

Enfin Evra a évoqué un projet qui a occupé ses vacances et qui lui tient à coeur : « J’ai passé quatre jours au Sénégal, où j’interviens dans trois orphelinats depuis 2012, avec l’UNICEF, dans le quartier Guediawaye de Dakar. Nous avons commencé avec 20 enfants et maintenant, nous sommes 500. Je ne remercierai jamais assez Dieu pour m’avoir donné l’opportunité d’aider ces garçons qui n’ont rien et voir le résulat de ceux qui travaillent sur le terrain est splendide. De même que voir ces enfants pouvoir jouer au foot, aller à l’école, manger et dormir tranquillement. Je suis encore très ému et je peux maintenant dire que j’ai 500 enfants qui m’attendent au Sénégal et comptent sur moi. Ce furent les plus belles vacances de ma vie « .

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