Beaucoup d’intensité et d’engagement dans ce beau Derby d’Italia, qui accouche malgré tout d’un match nul. Décevant pour une Juventus certes dominante mais n’ayant pas trouvé la clé pour déverrouiller le mur nerazzurro bien en place, et loupe une belle occasion de reprendre le trône de Serie A à son adversaire du soir, qui n’était vraisemblablement pas venu chercher plus qu’un point à l’Allianz Stadium.

Le match : Dominer n’est pas gagner

Buffon blessé et Dybala sur le banc, la Juve attaque fort son match et maintiendra un beau rythme jusqu’au bout. A la 9e minute, Mandzukic ne parvient pas à tromper Handanovic à bout portant, c’est hélas tout le symbole de cette soirée assez riche en domination et en occasions de but mais jamais concrétisées, un temps repoussées par le portier nerazzurro dans un grand grand soir, par la barre transversale, ou par un pied/une jambe/une tête Interiste, souvent celle de Skriniar. Cuadrado, Higuain, Pjanic et Dybala entré pour 20 minutes n’y pourront rien et l’Inter, même sevrée de ballon, repart du Stadium avec un point.

Les joueurs 

Ils sont paradoxalement beaucoup à avoir réalisé un excellent match : Pjanic avait chaussé son crampon modèle lunette sniper, Chiellini continue de faire comprendre qu’il a toujours été le meilleur défenseur à la Juve ces 6 dernières années, Benatia fait oublier Rugani, Mandzukic était en mort de faim, et Cuadrado a même réussi à donner des tours de reins aux cameramen. Même Asamoah a réalisé son match référence de la saison, mais rien de tout ce petit monde n’a hélas réussi à percer le coffre fort noir et bleu. Même pas la roulette fantasque inopinée de Gonzalo Higuain.

Les chiffres

450e match en Bianconero pour Giorgio « Meilleur défenseur du Monde » Chiellini. Pour combien de bandanas à la tête, déjà ?

5e match consécutif sans prendre le moindre but pour la Juve qui ré-apprend à ce qu’elle savait faire de mieux, entre autres.

La fin d’une série de 44 matches consécutifs avec au moins un but au compteur pour la Juve. Y’a des soirs ou ça veut pas.

La question : Allegri pouvait-il mieux faire ?

Dans un match au niveau technique relativement pauvre et où les ailes Interistes ont été usés par les incursions d’Asamoah, Cuadrado et Mandzukic, on peut supposer que Douglas Costa et Bernardeschi et leur très bonnes formes respectives auraient sûrement eu leur mot à dire, au moins en seconde période. S’il fait rentrer Dybala pour dynamiser le jeu offensif à la 75e, le choix de faire rentrer Bentancur à la 85e semble totalement à côté de la plaque, tandis qu’Allegri n’utilise même pas son 3e changement. Pax au max, le Max.

Entre p'tits ponts lyriques et tacles à la jugulaire. S'est déjà fait les croisés à l'auriculaire gauche. Deux fois.

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