#Fiuuu. Gonzalo Higuain sauve littéralement la Juventus d’une défaite contre le Toro pour ce 144e Derby della Mole. Un turn over massif et des Granata méritants et surmotivés ont bien failli venir à bout de la streak d’invincibilité de la Juventus dans son stade. Ce match nul met quand même fin à une remarquable série de 33 victoires consécutives à domicile et pose une autre certitude : la Juve ne sera pas championne ce week-end et devra attendre la Roma.

C’est donc une équipe grandement remaniée qui accueille le Torino au Juventus Stadium. Tandis que « Storia di un Grande Amore » est honteusement scalpé par l’hymne de la Serie A comme c’est beaucoup trop souvent le cas, on remarque la présence de Michel Platini au Juventus Stadium. Celui que l’on surnommait « Le Roi » et auteur de 7 buts contre le Toro au total lors de sa carrière en bianconero se tient en compagnie du président Agnelli et du vice-président Nedved.

Le match commence sur les chapeaux de roue et la Juve assoit immédiatement sa domination, pour preuve les 2 corners obtenus au bout d’à peine 2 minutes de jeu. Alors qu’il n’a pas scoré depuis un peu plus de 2 matches, Andrea Belotti tente une frappe dans les 25 mètres pour sonner un semblant de réveil granata, en vain. Sur un nouveau corner bianconero, Mehdi Benatia reprend le ballon de la tête mais frappe l’équerre du but, avant que le ballon ne soit repris par Leo Bonucci, capitaine du soir. Son tir est dévié par l’ex Juventino Molinaro, et les deux s’échangent un tête contre tête fairplay, pour l’une des plus belles images de la soirée. La domination est sans conteste bianconera, mais la finition pèche dans le dernier geste ou dans les dernières passes, faute à des manques d’automatisme mais aussi à des joueurs du Torino vaillants qui résistent bien. Pour preuve les duels d’intensifient et l’arbitre dégaine le jaune pour Molinaro, puis pour Acquah. Le dernier frisson de la première période se joue dans les pieds de Dybala qui, bien relayé par Mandzukic, perd son face à face avec Hart.

Le calcio qu’on aime !

Au retour des vestiaires, la rencontre reprend sur les mêmes bases que la première entre le déchet dans le jeu et les imprécisions diverses. Le Toro bénéficie d’un coup franc bien placé, Ljajic s’avance et frappe le ballon par-dessus le mur et en plein dans la lucarne gauche d’un Neto resté impuissant. 0-1 (52e). Piquée dans son orgueil, la Vieille Dame cherche à réagir par l’intermédiaire de Mandzukic, idéalement servi par Sami Khedira, mais la frappe du croate est trop croisée et passe à côté des buts de Joe Hart. C’est à la 56e minute, le Juventus Stadium acclame l’entrée d’un Gonzalo Higuain réclamé par les tifosi. Le jeu Bianconero gagne en intensité, Acquah écope d’un second jaune sur un tacle trop engagé sur Mandzukic et file au vestiaire. Le 3e rouge de la saison pour le ghanéen. A partir de là, le Toro verrouille totalement derrière. La Juve pousse : Rincon (62e), Khedira (67e), Higuain par deux fois (69e et 71e) et même Bonucci qui s’est réinventé avant-centre (73e) essaient de revenir au score mais rien n’y fait, il y a toujours un pied, un gant ou une imprécision chronique pour empêcher de concrétiser. La fin de match approche, les visages s’assombrissent et le Juventus Stadium croit bien vivre sa première défaite depuis 33 matches. Mais ça, c’était avant que ne survienne Gonzalo Higuain, qui, d’une frappe croisée à ras de terre, libère le stadium dans le temps additionnel et casse le délire du Torino. 1-1 (93e).

Tout comme Pirlo et Cuadrado en 2015, la Juve trouve son salut dans la dernière des dernières minutes face au Toro, qui commence à connaître le feuilleton. Pour la Juve, pas de victoire à la clé cette fois ci, pas de scudetto ce week-end non plus. Belle performance du Toro qui, même réduit à 10, arrive à trouver la force de résister et être à la hauteur de ce Derby. La Juve doit gagner 3 points en 3 matches pour valider ce 6e scudetto consécutif. (Vs Roma, Crotone et Bologne). Elle a donc l’occasion unique d’aller le valider dès la semaine prochaine contre la Roma, chez elle, dans son stade, pour un match qui s’annonce d’ores et déjà dantesque. Et quelque part, vu le spectacle que ça promet et la symbolique, c’est peut-être encore mieux comme ça !

Ah oui, et : Merci Pipita.

Entre p'tits ponts lyriques et tacles à la jugulaire. S'est déjà fait les croisés à l'auriculaire gauche. Deux fois.

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