A la veille de l’immanquable finale de la Ligue des Champions entre la Juventus et le Real Madrid, Sami Khedira a accordé une interview au magazine allemand Kicker. L’occasion de revenir sur sa saison, la finale de samedi et son futur.

Il a commencé par faire un retour en arrière sur la saison des bianconeri : « Durant la première partie de l’année nous avons gagné sans jouer un bon football. A partir de janvier, avec le nouveau système (4-2-3-1) tout a changé. Nous nous trouvons à merveille, nous nous amusons et l’entente entre nous s’améliore sans cesse. Maintenant, nous ne somme plus seulement compacts en défense, nous avons beaucoup plus d’options en attaque par rapport à avant. »

La Juventus a déjà remporté le championnat et la Coupe d’Italie, il ne lui manque que la Ligue des Champions pour atteindre le triplé en battant le Real lors de la finale : « Je pense que les deux équipes représentent le niveau le plus haut du football européen en ce moment. Le Real Madrid est le champion en titre et cela représente beaucoup. Nous sommes allés en finale déjà en 2015 et l’année dernière, nous avons joué de malchance contre le Bayern qui nous a éliminés. Avec le Real nous jouerons les yeux dans les yeux, à égalité, où tout est possible. La victoire ou la défaite seront déterminées par les détails. Le plus important est d’arriver à Cardiff dans la meilleure forme possible. »

Lui qui est parti du Real deux ans auparavant pour rejoindre la Juventus, il estime avoir fait le bon choix : « J’ai écouté mon cœur. A l’époque je sentais que j’avais besoin de changement après 5 années splendides passées en Espagne. Je voulais continuer à me mesurer au plus haut niveau, dans une équipe qui apprécie ma façon de jouer : à la Juventus j’ai trouvé tout cela. Je suis très heureux de ce choix fait en 2015. »

Il s’est ensuite étendu sur ce qui ne fonctionnait plus au Real : « A Madrid j’ai été très reconnu par mes entraîneurs et ils m’ont très bien traité, à 100%, même si je n’ai pas eu une grande reconnaissance de la part du public. On ne me concédait aucunes erreurs ou hésitations, mêmes minimes. Quand je jouais dix matchs de suite, les gens le prenaient pour acquis et si je n’étais pas présent au onzième parce que je ne me sentais pas bien ou que j’étais un peu moins bon que les fois précédentes, j’étais immédiatement critiqué et les tifosi se demandaient si j’étais assez bon pour le club. Ce n’était pas une belle sensation, à la longue, continuer d’y aller me créait une pression nerveuse supplémentaire. »

L’international allemand a comparé cette situation difficile au changement vécu en arrivant à la Juventus : « Ici à Turin, il y a beaucoup plus de tolérance sur ce point de vue. Mon rôle est apprécié aussi parce que l’aspect tactique est très important en Italie. Nous sommes une équipe exceptionnelle. Gigi Buffon est un phénomène, Giorgio Chiellini, Leonardo Bonucci et Andrea Barzagli sont des défenseurs que l’on craint sur le terrain, très intelligents. Mes deux collègues au milieu, Marchisio et Pjanic sont tous les deux des joueurs phénoménaux. Avec des personnes de ce genre, tout est beaucoup plus facile. »

Son contrat court jusqu’en 2019 et il a maintenu son envie de continuer avec la Juventus : « Actuellement en Europe, il y a seulement 4 ou 5 clubs au niveau de la Juventus. Un en Allemagne (le Bayern Munich) et un en Espagne (le Real Madrid), pour lequel j’ai déjà joué. Ensuite il y en a encore 2 ou 3 en Angleterre. Pour moi, il n’y aucune raison de penser à une solution autre que la Juvenuts. Je suis heureux à Turin. Mon contrat se termine en 2019 et l’année prochaine parmi mes objectifs il y aura aussi la Coupe du Monde. En bianconero, il y a les conditions idéales pour me maintenir au haut niveau. Pourquoi je voudrais laisser le club ? Je resterai à la Juventus jusqu’à mes 32 ans, ensuite nous verrons. »

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