Il s’appelle Andrea Favilli, il a 19 ans et dimanche à Frosinone, il sera le troisième attaquant de la Juventus.

Mandzukic absent pour blessure, Zaza suspendu suite à son carton rouge : Allegri n’a pas d’autre choix que d’aller dans piocher dans la primavera pour y trouver un attaquant.

Attaquants-Primavera

Naturellement, son choix s’est posté sur le plus performant des attaquants de Fabio Grosso : Andrea Favilli, 19 ans. Dimanche, à Frosinone, il sera donc la seule véritable alternative offensive de Massimiliano Allegri qui déclarait mercredi soir à son sujet : « Heureusement que nous avons Favilli de la Primavera qui est un bon jeune et peut-être même que dimanche il nous fera gagner le match ».  Une situation qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait connu Stefano Beltrame, en 2013. Pressé par les blessures, Antonio Conte avait également lancé le meilleur buteur de la primavera contre le Genoa. Il s’était alors provoqué une des meilleures occasions de la rencontre. Le destin ne lui a cependant pas souri par la suite : Beltrame a enchaîné les prêts en Serie B mais n’a marqué qu’un seul but en championnat, avec la Bari. Durant le mercato hivernal, il s’est engagé, toujours en prêt, avec le Pordenone (D3).

« Grosso m’aide à devenir un grand joueur » Andrea Favilli

Andrea Favilli débarque à la Juventus en janvier 2015, en provenance de Livourne, la ville natale si chère au coeur d’Allegri et Chiellini qui déclarait d’ailleurs hier que « Favilli est de Pise, mais il a grandi à Livourne. Le coach et moi essayons de le faire sentir comme à la maison. Il devra nous donner un coup de main« . Pour obtenir ses services, la Juve a négocié un prêt onéreux de deux saisons pour 300 mille euros et une option d’achat de 350 mille euros à lever d’ici le mois de juin. En échange, Andrea Schiavone a également fait le chemin inverse. L’histoire est belle pour le jeune Favilli qui en l’espace de quatre ans est passé des débuts d’un petit poucet, la Polisportiva Zambra, à l’antichambre de la Vieille Dame. En début de saison, il se remémorait son premier but et son arrivée sur le site officiel de la Juventus : « Le premier but en bianconero a été une émotion énorme. Quand j’ai été appelé pour jouer à la Juventus, ça a été une très grande surprise et une fierté. C’est une équipe fantastique, je me suis tout de suite très bien intégré. Les charges de travail ne sont pas simples, je n’étais pas habitué à ça. Mais maintenant, tout va dans le bon sens, le rapport avec le mister est optimal, il y a du respect réciproque« .

Il y a quelques jours encore, contre le Chievo, Favilli s’est assis sur le banc de touche, à côté de joueurs dont il rêvait devant la télévision il y a encore quelques années. Une émotion indescriptible qu’il avait aussi racontée à la presse cet automne, lors de sa première convocation avec le groupe d’Allegri : « C’était une surprise sortie de nulle part et c’était magnifique. Tout est allé très vite. S’entraîner avec les pros est fantastique, il y a parmi eux les meilleurs joueurs d’Europe et ils t’aident à progresser. Quand le mister Allegri aura besoin de moi, je serai prêt, j’espère qu’il y aura d’autres convocations dans le futur« .

Alors évidemment, comme l’exemple de Beltrame le montre, le rêve (le vrai) est encore lointain. Il ne s’agit ici que d’une mise en bouche et le joueur ne doit pas considérer ce qui lui arrive comme acquis ni que son ascension est terminée. Elle ne fait que commencer. Mais elle commence plutôt bien. Le meilleur buteur de l’équipe de Grosso a déjà marqué 13 buts en 21 apparitions toutes compétitions confondues. Il a tout de suite séduit son entraîneur par son physique puissant, son bon jeu de tête et sa capacité à protéger la balle. Mais il se distingue aussi par une grinta et une énorme envie : il n’hésite pas à se sacrifier pour l’équipe. Cette faculté à se donner sans compter, c’est d’ailleurs ce qui lui a permis d’égaliser il y a quelques jours dans le derby face au Torino, finalement remporté par la Juventus dans les dernières secondes. Au final, toutes ses qualités l’ont vite rendu indispensables au 11 de Fabio Grosso, mais ce dernier devra accepter de s’en passer pendant plusieurs semaines, le temps que Mario Mandzukic se rétablisse. Et qui sait, peut-être même plus longtemps que prévu…

LAISSER UN COMMENTAIRE