Demain soir, la Juventus reçoit l’actuelle sensation du championnat : l’Atalanta. L’équipe de Gasperini, qui reste sur six victoires consécutives, est la révélation de ce début de saison en Italie. Pour en arriver là, l’ancien coach du Genoa a décidé de miser sur un socle jeune et italien. Ainsi, des joueurs comme D’Alessandro (25 ans), Conti (22 ans), Petagna (21 ans), Gagliardini (22 ans) ou encore Caldara (22 ans) sont devenus des protagonistes du championnat des nerazzurri. Parmi eux, on compte aussi Leonardo Spinazzola, 23 ans et un nom qui ne vous est peut-être pas inconnu.

De l’explosion au Viareggio à la révélation à Perugia

spinazzola_juveCar Spinazzola appartient bel et bien à la Juventus. Formé à Sienne, il rejoint la primavera de la Vieille Dame en 2010. Mais il faudra attendre 2012 pour le voir s’imposer dans l’équipe alors entraînée par Marco Baroni. Cette année là, il gagne avec ses coéquipiers le célèbre tournoi de Viareggio et est désigné comme le meilleur joueur de la compétition. Il attire ainsi l’attention de l’Empoli de Sarri et se voit prêté une saison en Toscane. Mais au contraire de Rugani qui a explosé là-bas, Spinazzola trouve peu de temps de jeu et termine la saison avec 7 apparitions et un but. Plusieurs prêts s’enchaînent avec notamment un retour à Sienne et un premier passage à l’Atalanta mais il faudra attendre la saison dernière pour le voir enfin se révéler.

Car c’est à Perugia que Leonardo parvient enfin à s’imposer. Connu jusque là comme un ailier droit capable de jouer avec beaucoup de facilité à gauche, il est habitué à des postes offensifs où il peut exploiter sa justesse technique, sa qualité de passe et sa vision du jeu. Mais dans l’Ombrie, son coach Pierpaolo Bisoli, a d’autres plans pour lui : « C’est un entraîneur à qui je dois énormément, expliquait-il cet été. Il m’a enseigné beaucoup de choses. La saison dernière à Pérouse, j’ai découvert un nouveau rôle. J’ai joué 25 de mes 35 matchs en tant que latéral gauche et je suis maintenant plus polyvalent. Je peux jouer comme milieu excentré d’un milieu à cinq, quatre ou bien même trois. Un rôle à la Padoin ? Peut-être, je passe un peu par tous les postes et j’essaie d’aider l’équipe en courant et en aidant mes coéquipiers ». Au terme d’une saison convaincante sous le maillot blanc et rouge, Leonardo Spinazzola a finalement sa chance en Serie A. La Juventus le prête ainsi pour deux saisons à l’Atalanta de Gasperini, qui le voulait déjà pour le Genoa l’hiver dernier. Le joueur avait alors refusé ses avances, désireux de poursuivre sa progression.

Du rêve à la réalité

spinazzola-atalantaGasperini a du flair et il sait tirer le meilleur de ses jeunes. Il n’hésite donc pas à miser sur Spinazzola dès le début de saison : « Je ne m’attendais pas à être tout de suite titulaire. Si on me l’avait dit en juillet, j’aurais été très surpris. Je pensais jouer des bouts de match et aider l’équipe. Mais entraînement après entraînement, j’ai vu la confiance de mes coéquipiers et de l’entraîneur grandir ». Titulaire à 6 reprises sur 7 apparitions en Serie A, il a retrouvé son rôle d’ailier à des degrés plus ou moins avancés sur le terrain : parfois dans un trio d’attaque, d’autres fois dans un milieu à 4, alternant entre la gauche et la droite.

Demain contre la Juventus, il sera très certainement titulaire et il affrontera donc la Vieille Dame pour la première fois de la carrière. « Ce sera incroyable, annonçait-il ce matin dans L’Eco di Bergamo. Je vivais en rêvant de mon idole Del Piero et demain j’affronterai les champions d’aujourd’hui au Juventus Stadium. Pour progresser, j’ai étudié les vidéos de Zambrotta. Maintenant, j’aime beaucoup Alex Sandro. Je suis très excité à l’idée d’affronter Cuadrado : je donnerai peut-être une mauvaise impression mais au moins je comprendrai à quel niveau je suis ».

La question est maintenant de savoir si Spinazzola peut rêver d’un avenir à la Juventus : « Mon rêve est toujours de jouer à la Juventus mais je crois que rester à Bergame durant ces deux années de prêt est la solution idéale pour progresser. Cependant, je me vois comme un juventino ‘suspendu’ : ils m’envoient jouer partout mais ils ne m’ont jamais lâché. Tôt ou tard, j’y reviendrai ».

LAISSER UN COMMENTAIRE